Mesure du travail des enfants

Les estimations sur le travail des enfants du programme UCW, une initiative de coopération inter-agences pour la recherche impliquant l’Organisation Internationale du Travail, l’UNICEF et la Banque mondiale, s’appuient sur des résultats d’enquêtes issues de plusieurs sources.

Mesure du travail des enfantsLa mesure de la prévalence du travail des enfants a considérablement évolué au cours des deux dernières décennies. Estimates of child labour incidence are more robust and exist for more countries than any other form of exploitation falling under SDG Target 8.7.nThe child labour estimates visualized here come from the UCW programme [hyperlink: http://www.ucw-project.org/], an inter-agency research cooperation initiative involving the International Labour Organization, UNICEF and the World Bank. The estimates are derived from survey data from several sources.nAs UCW [hyperlink: http://www.ucw-project.org/metadata.aspx] explains:n"The data sets included in the UCW database are from ILO SIMPOC surveys, World Bank multi-purpose household surveys, UNICEF MICS surveys and a variety of labour force and other national household surveys. Ces enquêtes nationales, revêtant la forme d’un entretien complet, ont été menées auprès d’un échantillon représentatif de ménages. Elles fournissent des informations sur la nature et les caractéristiques clés du travail des enfants, ainsi que sur les liens existant entre le travail des enfants et un éventail de variables contextuelles relatives aux ménages et aux communautés. Malgré les efforts d’harmonisation concernant les questions liées au travail des enfants qui sont utilisées dans les questionnaires des enquêtes, il existe toujours, à cet égard, des différences significatives parmi les instruments des enquêtes. Les comparaisons transfrontalières des estimations du travail des enfants doivent par conséquent être interprétées avec prudence. D’autres informations sur la méthode de collecte des données et la fiabilité de ces dernières sont disponibles sur les sites Web respectifs des trois agences (http://ilo.org/childlabour/simpoc;, http://childinfo.org;et http://www.worldbank.org/lsms)."n"}" data-sheets-userformat= »{"2":769,"3":{"1":0},"11":4,"12":0} »>Comme l’UCW l’explique :

Mesure du travail des enfantsLa mesure de la prévalence du travail des enfants a considérablement évolué au cours des deux dernières décennies. Estimates of child labour incidence are more robust and exist for more countries than any other form of exploitation falling under SDG Target 8.7.nThe child labour estimates visualized here come from the UCW programme [hyperlink: http://www.ucw-project.org/], an inter-agency research cooperation initiative involving the International Labour Organization, UNICEF and the World Bank. The estimates are derived from survey data from several sources.nAs UCW [hyperlink: http://www.ucw-project.org/metadata.aspx] explains:n"The data sets included in the UCW database are from ILO SIMPOC surveys, World Bank multi-purpose household surveys, UNICEF MICS surveys and a variety of labour force and other national household surveys. Ces enquêtes nationales, revêtant la forme d’un entretien complet, ont été menées auprès d’un échantillon représentatif de ménages. Elles fournissent des informations sur la nature et les caractéristiques clés du travail des enfants, ainsi que sur les liens existant entre le travail des enfants et un éventail de variables contextuelles relatives aux ménages et aux communautés. Malgré les efforts d’harmonisation concernant les questions liées au travail des enfants qui sont utilisées dans les questionnaires des enquêtes, il existe toujours, à cet égard, des différences significatives parmi les instruments des enquêtes. Les comparaisons transfrontalières des estimations du travail des enfants doivent par conséquent être interprétées avec prudence. D’autres informations sur la méthode de collecte des données et la fiabilité de ces dernières sont disponibles sur les sites Web respectifs des trois agences (http://ilo.org/childlabour/simpoc; http://childinfo.org; et http://www.worldbank.org/lsms)."n"}" data-sheets-userformat= »{"2":769,"3":{"1":0},"11":4,"12":0} »>« Les jeux de données inclus dans la base de données UCW proviennent des questionnaires SIMPOC de l’OIT, d’enquêtes à usages multiples sur les ménages de la Banque mondiale, desMICS de l’UNICEF et de bien d’autres sondages nationaux sur la main-d’œuvre et les ménages. Ces enquêtes nationales, revêtant la forme d’un entretien complet, ont été menées auprès d’un échantillon représentatif de ménages. Elles fournissent des informations sur la nature et les caractéristiques clés du travail des enfants, ainsi que sur les liens existant entre le travail des enfants et un éventail de variables contextuelles relatives aux ménages et aux communautés. Malgré les efforts d’harmonisation concernant les questions liées au travail des enfants qui sont utilisées dans les questionnaires des enquêtes, il existe toujours, à cet égard, des différences significatives parmi les instruments des enquêtes. Les comparaisons transfrontalières des estimations du travail des enfants doivent par conséquent être interprétées avec prudence. D’autres informations sur la méthode de collecte des données et la fiabilité de ces dernières sont disponibles sur les sites Web respectifs des trois agences. »

Définition opérationnelle du travail des enfants

Comme l’UCW l’explique :

« Sur la base des conventions internationales et de la [a foundational] résolution des Conférences internationales des statisticiens du travail (CIST), et conformément à l’approche adoptée dans les estimations sur le travail des enfants à l’échelle internationale de l’OIT, la définition statistique du travail des enfants utilisée dans la base de données UCW comprend les trois groupes suivants :

a. les enfants âgés de 5 à 11 ans engagés dans toute forme d’activité économique. L’intégration de ce groupe provient de la Convention n° 138 de l’OIT, qui stipule un âge minimum (au moins 12 ans dans les pays moins développés) en dessous duquel aucun enfant ne doit être autorisé à travailler, lorsque le travail implique une « activité économique ». À des fins de comparaison, l’âge minimum auquel il est permis de travailler est fixé à 12 ans pour cet indicateur. Toutefois, il convient de noter que la Convention n° 138 octroie aux États signataires une certaine flexibilité pour définir l’âge minimum légal de travail, ce dernier dépassant l’âge de 12 ans dans certains pays. Les enfants exerçant une activité économique doivent l’être pendant au moins une heure durant la période de référence. L’activité économique couvre toute la production commerciale et certains types de production non commerciale (principalement la production de biens et de services pour un usage personnel). Elle inclut des formes de travail de l’économie formelle et informelle, au sein du cadre familial ou en dehors ; le travail en échange d’un salaire ou d’avantages (en espèces ou en nature, à temps partiel ou à temps plein) ; ou le travail domestique en dehors du foyer de l’enfant pour le compte d’un employeur (avec ou sans paie).

b. les enfants âgés de 12 à 14 ans engagés dans toute forme d’activité économique à l’exception du travail « léger » autorisé. L’intégration de ce groupe provient également de la Convention n° 138 de l’OIT, qui stipule un âge minimum (au moins 14 ans dans les pays moins développés) en dessous duquel aucun travail à l’exception d’un travail « léger » ne doit être autorisé, lorsque le travail, encore une fois, implique une « activité économique ». À des fins de comparaison, la tranche d’âges de 12 à 14 ans est celle dans laquelle le travail léger est autorisé. Toutefois, il convient de noter à nouveau que la Convention n° 138 octroie aux États signataires une certaine flexibilité dans la définition de l’âge légal minimum de travail. Le travail « léger » se définit opérationnellement comme une activité économique qui (1) ne dépasse pas 14 heures par semaine et (ii) n’est pas dangereuse par nature. Le choix de ce laps de temps repose sur des dispositions de la Convention de l’OIT (n° 33) sur l’âge minimum (emploi non industriel) datant de 1932, qui définit la durée maximum du travail léger à partir de l’âge de 12 ans à deux heures par jour, les jours d’école ou de congé.

c. les enfants et adolescents de 15 à 17 ans engagés dans un travail dangereux. Les Conventions n° 138 et 182 de l’OIT stipulent que les types spécifiques d’emplois ou de travaux qualifiés de dangereux sont déterminés par les lois ou les règlements nationaux ou par l’autorité compétente. En d’autres termes, d’un point de vue strictement légal, il n’existe pas de liste internationale standard des emplois dangereux. À des fins de comparaisons transfrontalières, le travail dangereux est mesuré à l’aide de la liste des emplois dangereux et de la méthodologie d’estimation utilisées par l’OIT pour le calcul des estimations sur le travail des enfants dans le monde. Selon les méthodes d’estimation de l’OIT, le travail dangereux concerne : (i) les enfants ou les adolescents engagés dans des industries dangereuses désignées, (ii) les enfants ou les adolescents engagés dans des emplois dangereux désignés et (iii) les enfants ou les adolescents ayant travaillé de longues heures pendant la semaine de référence. Pour les besoins du présent document, les longues heures sont définies comme représentant 43 heures de travail ou plus pendant la semaine de référence. »

« La définition élargie du travail des enfants issue de la base de données UCW inclut également un autre groupe d’enfants au travail :

d. les enfants âgés de 5 à 14 ans accomplissant des tâches ménagères pendant au minimum 21 heures par semaine. Les tâches ménagères sont des services non rémunérés accomplis au sein du foyer du travailleur ; par exemple : cuisine/vaisselle, nettoyage et entretien de la maison, soin des textiles, installation, entretien et réparation des biens personnels et domestiques, nettoyage et entretien extérieurs, améliorations mineures de l’habitat, maintenance et réparation. Elles incluent également les services à la personne envers des membres de la famille et l’achat de biens et de services. Intégrer ce groupe permet de reconnaître que les normes juridiques internationales a priori n’excluent pas le rendement des enfants de la notion de production du Système de comptabilité nationale eu égard à la mesure du travail des enfants. La résolution CIST, qui revendique cette reconnaissance, recommande de classer les enfants remplissant des tâches ménagères dangereuses dans le groupe des enfants au travail pour mieux les répertorier. La résolution CIST ne recommande pas un seuil spécifique d’heures de travail pour classer les tâches ménagères comme dangereuses (et donc comme relevant du travail des enfants), et indique que la définition de critères de dangerosité doit faire l’objet d’un développement conceptuel et méthodologique accru. En l’absence de critères statistiques détaillés de dangerosité, un seuil de 21 heures de travail par semaine est utilisé dans la base de données, au-delà duquel les tâches ménagères sont classées comme travail des enfants. Il faut toutefois garder à l’esprit que ce seuil repose uniquement sur des preuves préliminaires de l’interaction entre les tâches ménagères et la fréquentation scolaire et ne constitue pas une norme de mesure agréée.

La base de données UCW répertorie la distribution des enfants au travail selon cinq catégories industrielles (secteurs d’emploi) :

  1. Agriculture
  2. Fabrication
  3. Construction, exploitation minière et autres secteurs industriels
  4. Commerce, hôtels et restaurants
  5. Autres services

La catégorie « Agriculture » contient les activités de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. La catégorie « Construction, exploitation minière et autres secteurs industriels » inclut la construction, l’exploitation minière, l’extraction et les services publics (électricité, gaz et eau). La catégorie « Commerce, hôtels et restaurants » comprend la vente en gros, la vente au détail et les restaurants et hôtels. Le groupe « Autres services » couvre les transports, le stockage et les communications, les finances, les assurances, l’immobilier et les services commerciaux, les autres activités liées aux services à la personne, sociaux et communautaires, les emplois-services contractés par les ménages privés et les activités des organismes et entités extraterritoriaux. »

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